Les dix règles de vie

Dans le Notre Père, nous prions pour que ta volonté soit faite . Voici cette volonté. On les appelait les dix commandements. Toi, moi, chacun d'entre nous, repensons honnêtement à ce qu'ils signifient, à tout ce qu'ils impliquent dans le Québec de ce nouveau siècle. C'est la recette pour être heureux. C'est le mode d'emploi de la Vie.

1 : Ton seul Dieu sera le Créateur de la Vie

2 : Tes pensées, tes paroles et tes gestes respecteront l'Amour du Père

3 : Tu prendras le temps de nourrir ton âme

4 : Tu respecteras la présence et l'héritage de tes parents

5 : Tu respecteras la Vie telle que le Père l'a voulue belle

6 : Tu exploiteras sainement le monde dans lequel tu vis

7 : Tu associeras toujours sexualité et amour

8 : Tu respecteras ce qui appartient et ce qui revient à autrui

9 : Tes propos seront toujours la vérité

10 : Tu privilégieras l'intérêt de ta communauté à ton intérêt personnel

En toute sincérité, je te le dis : le Père nous aime et il écoute les supplications que nous faisons monter vers lui avec sincérité. Il sait combien est dure notre lutte contre le Malin et ses œuvres de ténèbres. Alors, pour nous éclairer, le Père a pour nous ces commandements. Ce sont des commandements légers à suivre car ils conduisent vers le bonheur que le Père désire pour touts ses enfants, partout dans le monde.

 

Ton seul Dieu sera le Créateur de la Vie

Le Père te dit : Je suis le Seigneur ton Dieu. Le seul en qui tu dois croire et le seul que tu dois vénérer. Les autres dieux impurs que sont l'argent, le pouvoir et la luxure feront ton malheur alors que je veux faire ton bonheur. Mets de côté tous les dieux que tu pourrais imaginer à partir de ce que tu vois dans le ciel, sur la terre ou dans les eaux. Je suis l'Unique, je suis l'Univers et je suis inconcevable par ton esprit. Tu peux me nommer à ta guise, Dieu, Allah, Bouddha, Yahvé, Brahmâ, Mana ou tout autre nom qui te guide vers moi car je me reconnais dans chaque nom prononcé avec sincérité. Le premier commandement est donc celui-ci : tu reconnaîtras, tu accueilleras dans ton cœur et tu aimeras le Seigneur ton Dieu, le Créateur de la Vie.

Ainsi, je te le dis en toute sincérité, pour être heureux, choisis le bon Dieu. Ne laisse pas les mauvais dieux guider ta vie. N'adore pas le dieu Argent, le dieu Travail, le dieu Sexe, le dieu Violence, le dieu Jeu ou les autres dieux matérialistes. Le dieu Argent t'enseigne que la richesse est le but essentiel dans ta vie, alors que le Créateur t'enseigne que la richesse est un moyen à ta disposition pour faire les choses essentielles. Le dieu Jeu t'enseigne que le hasard est le moyen de régler par enchantement tous tes problèmes alors que le Créateur t'enseigne que c'est de toi que viennent les solutions. Si tu as à choisir entre des heures supplémentaires à ton travail et du temps à consacrer à tes enfants, 1e dieu Travail t'incite à travailler encore plus tandis que le Créateur te dit de t'occuper de ta famille. Et ainsi de suite.

Tu comprends, quand je dis que notre seul Dieu doit être le Créateur de la Vie, je veux dire que son enseignement nous indique la meilleure voie pour être heureux. Je ne veux surtout pas dire qu'il faut être pauvre, oisif ou se priver des plaisirs de la vie pour être heureux. Je te dis qu'il faut avoir les bonnes priorités. Qu'il faut faire nos choix selon les bons critères, ceux que le Père nous enseigne.

 

Tes pensées, tes paroles et tes gestes respecteront l'Amour du Père

Le Père connaît totalement le Fils et personne d'autre que le Fils ne connaît totalement le Père. Celui qui prétend parler au nom du Père afin de t'imposer ce que doivent être tes pensées, tes paroles et tes gestes t'induit en erreur. Celui qui élève son frère contre son frère au nom du Père commet la plus grande des fautes. Croisades, Intifada ou guerre sainte sont des mots qui révoltent le Père. Toute blessure, toute vie enlevée en se réclamant de Lui sont autant de douleurs inconsolables. Malheur à celui qui prétend parler au nom du Père et qui induit ses enfants en erreur. Malheur à celui qui invoque le nom du Père pour protéger ses intérêts personnels. Voilà pourquoi tu seras toujours humble et franc, vrai et mesuré dans tes propos, afin de ne jamais dénaturer l'amour du Père. Le deuxième commandement est donc celui-ci : tu respecteras intégralement l'Amour du Seigneur ton Dieu dans toutes tes pensées, toutes tes paroles et tous tes gestes

Tu vis dans une collectivité et non pas seul. Pour que cela soit harmonieux, il faut des guides. Des valeurs que tous respectent. Partout dans le monde, à toutes les époques, les valeurs humaines fondamentales sont les mêmes. L'amour, l'honnêteté, le dévouement, l'entraide, la franchise, etc.

Il faut cultiver le respect des valeurs importantes, tant dans nos gestes et nos paroles que dans nos pensées. Je ne vois personne être heureux à sacrer et à blasphémer, à ridiculiser les valeurs des autres, à se moquer des personnes honnêtes et franches, à décrier la famille, à se comporter grossièrement avec les autres, à scandaliser les autres pour le plaisir, à dire des paroles ou poser des gestes irrespectueux. Je regarde parfois certains « humoristes » qui ne savent être que méchants envers tout le monde. Entre toi et moi, je les vois hargneux et mal dans leur peau.

Respecter l'Amour du Père, c'est respecter les autres et se respecter soi-même. Et quelqu'un qui se respecte se donne les bonnes conditions pour être heureux.

 

Tu prendras le temps de nourrir ton âme

Le Père connaît l'importance du travail, mais aussi celle du repos et de l'action de grâces. Si ton labeur te permet de gagner ta vie, il ne doit pas te la faire perdre. Le travail est un bon serviteur, mais le dieu travail, lui, te couvre de chaînes. Lorsque tu travailles, respecte-toi et respecte celui qui te donne ton ouvrage. Lorsque c'est toi qui engage l'ouvrier, n'exige rien de lui que tu n'accepterais toi-même de faire. Chaque semaine, accorde-toi un jour complet de repos et accorde ce jour à tous ceux qui sont sous ton autorité par les liens de la famille, du travail ou autrement, aussi bien ton fils ou ta fille, que toute personne que tu connais ou celle dont tu ignores le nom et le visage. Sache alors rendre grâce au Père de qui te viennent ton talent, tes outils et le fruit de ton travail. Le troisième commandement est donc celui-ci : tu respecteras le Jour consacré au Père, pour toi et pour tous ceux qui relèvent de toi.

Tu as un corps et tu as une âme. Tu dois t'occuper des deux! On a souvent dit que le 21 e siècle serait celui de la spiritualité, ou qu'il ne serait pas. C'est bien vrai pour l'Humanité et aussi pour chacun de nous. Est-ce qu'on est heureux à courir du soir au matin, sept jours sur sept, 365 jours par année? Vite, se lever et courir au travail, arriver à la course le soir et manger en vitesse, se débarrasser des enfants le plus vite possible, s'écraser un peu devant la télévision, courir dans les magasins, les arénas et les discothèques la fin de semaine et recommencer sans arrêt ce rythme de fou! Comme personne, comme parent, comme patron, comme collègue de travail, comme camarade, tu as une responsabilité envers toi et envers les autres pour que travail et repos demeurent en équilibre.

Il faut prendre le temps de s'arrêter, et pas seulement pour reposer son corps. Il faut prendre le temps de nourrir son âme, son esprit, sa spiritualité. Tu peux lire (la Bible, surtout), tu peux échanger avec d'autres personnes, tu peux te rendre à l'église. Tu peux prendre le temps de méditer, tranquille dans la nature. Il y a plusieurs façons de faire. L'important, c'est de le faire. C'est de prendre le temps de s'occuper de cette dimension si importante de soi : notre âme. D'une certaine façon, une discipline bien facile pour y arriver, c'est de participer à la vie spirituelle de ta communauté. Remettre à son horaire la messe du dimanche est une façon simple et efficace. C'est aussi facile de prendre cette heure chaque dimanche que de suivre son téléroman préféré chaque semaine... et c'est drôlement plus nourrissant pour l'âme!

 

Tu respecteras la présence et l'héritage de tes parents

Le Père a enfanté les humains pour qu'ils enfantent à leur tour une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel et les grains de sable sur la plage. Le premier comme le dernier ont une importance égale aux yeux du Père. N'aie donc jamais la vanité de croire que tu en sais plus ou que tu vaux mieux que ceux qui t'ont précédé. N'oublie jamais que s'il est des horizons où ton regard porte plus loin que celui de ton père ou de ta mère, ce n'est pas parce que tu es plus grand qu'eux; c'est parce que tu es monté sur leurs épaules. Le quatrième commandement est donc celui-ci : tu honoreras tes parents et tu dirigeras ta vie en appréciant celle de tes ancêtres.

Je te le répète, tu es ici, maintenant, parce que d'autres t'ont précédé. Il ne faut jamais l'oublier. Nous avons tous une certaine tendance à nous croire plus fins que nos parents et nos ancêtres. Nous pensons facilement avoir « évolué »… Quelle prétention! Bien sûr, ma mère est déconcertée par mon ordinateur et mes enfants sont plus habiles que moi avec l'informatique. Mais est-ce là la mesure du bonheur?

Est-ce qu'une seule personne peut affirmer qu'elle est plus heureuse parce qu'elle vit aujourd'hui plutôt qu'à une autre époque? Je te parle de véritable bonheur, pas de confort matériel. (Quoique je doute qu'il y ait plus de confort pour un itinérant de l'an 2000 qu'il y en avait pour un vagabond de l'an 1000…)

Ceux et celles qui ont vécu avant nous ont beaucoup à nous apprendre. Ils ont fait des erreurs et des bons coups. Ils ont pris du recul et lorsqu'ils ont un peu de sagesse, ils commencent à savoir ce qui rend heureux. Cela, il faut le respecter et s'en servir comme guide. Il faut faire confiance à la sagesse de nos prédécesseurs. Pour en profiter, il faut conserver les liens avec eux. Ce n'est pas en parquant et en oubliant nos aînés dans des mouroirs qu'on s'aide à grandir soi-même!

Honorer son père et sa mère, comme on disait autrefois, c'est avoir l'humilité de reconnaître leur vécu et de conserver vivaces les liens avec eux.

 

Tu respecteras la Vie telle que le Père l'a voulue belle

Le Père a façonné l'Humain à partir de sa propre nature et de sa propre essence. Chaque homme et chaque femme, l'enfant de ton foyer tout comme l'étranger aux confins de la Terre, tous originent du Père et sont des frères et des sœurs, sans barrière de race, de sexe, de religion, de richesse ou d'opinion. À tous le Père offre la vie en abondance et en qualité. Jamais tu ne dois enlever cette vie. Jamais tu ne dois dénaturer cette vie par ta science. Le sixième commandement est donc celui-ci : tu respecteras la Vie telle que la Père l'a voulue belle, sans l'enlever aux autres, sans la restreindre, et sans acharnement à la prolonger.

Tu aimes la Vie? Alors, respecte-la en toute circonstance. Voilà un programme très chargé. Respecter la Vie, c'est bien sûr de ne pas tuer d'autres personnes. Tu ne tueras point , comme on l'apprenait autrefois. Toutefois, c'est encore plus que cela qu'il faut comprendre et mettre en pratique. C'est respecter les humains à tous âges et quelle que soit leur condition physique ou mentale. Respecter la vie, c'est aussi refuser l'acharnement thérapeutique et certains excès de la médecine. Il faut savoir accepter une mort digne de la Vie. En effet, la mort est normale; elle fait partie du cycle de la Vie.

Plus encore, le respect de la Vie dépasse la simple notion de vivre ou mourir. Cela inclut la qualité de vie dont nous sommes tous responsables. Ne pas imposer aux autres de manquer de nourriture ou de manger des aliments malsains; ne priver personne de logis ni imposer de vivre dans un environnement malsain; ne priver personne de bien se vêtir. Voilà qui interpelle la responsabilité de toute personne qui produit ou vend de la nourriture, qui possède des logements, qui a une influence sur l'habillement d'autrui. Et plus encore.

Aux yeux du Père, chacun de ses enfants a le droit à la qualité de vie. C'est une injure à son Amour de savoir que les 100 personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant de richesses que les 1 500 000 000 les plus pauvres. Que certains vivent dans des châteaux fabuleux tandis que d'autres n'ont que la rue pour survivre. Que certains gaspillent sans vergogne les plus fines nourritures tandis que d'autres meurent de faim. Que certains dépensent des fortunes en habits éclatants tandis que d'autres sont nus.

Respecter la Vie, la nôtre et celle d'autrui, signifie beaucoup.

 

Tu exploiteras sainement le monde dans lequel tu vis

Le Père a fait surgir la Vie du Néant. Tout vit parce que le Père se donne totalement à sa création. Chaque souffle d'un être vivant, aussi humble soit-il, est le souffle du Père. Ainsi, tu ne dois jamais souiller la Vie dans les cieux, sur la terre, sur les eaux et dans ses profondeurs. Tu dois exploiter la terre en la respectant, sans en rompre l'équilibre et toujours en laissant la nature se renouveler. Tu dois tuer les bêtes et les poissons en les respectant, sans aucun gaspille et parce que cela est nécessaire. Celui qui pollue l'air, la terre ou l'eau pour un profit personnel est chargé d'une faute qui ne s'effacera jamais. Celui qui tue par plaisir ou par appât du gain se condamne déjà à la peine éternelle. Le cinquième commandement est donc celui-ci : tu exploiteras la nature avec ses créatures de manière à la transmettre aussi saine, diversifiée, riche et productive à ceux qui te suivront que tu l'as toi-même reçue.

Exploiter sainement le monde implique de respecter la vie sous toutes ses formes. Aujourd'hui, de façon très cruciale, cela veut dire de ne pas souiller l'environnement de la Vie, autant comme individu que comme entreprise. Nous sommes tous interpellés à ce sujet. Par exemple, dans le contexte environnemental actuel, ceux qui conçoivent, ceux qui produisent, ceux qui mettent en marché et ceux qui achètent des véhicules aussi irresponsables que les Hummer et autres montres de la route devraient ressentir la même honte devant le Père et devant l'Humanité.

Il ne faut pas non plus sombrer dans les excès de certains environnementalistes qui refusent totalement l'exploitation des ressources naturelles. Le respect de l'environnement signifie l'exploitation rationnelle des ressources. Oui, il faut pêcher, chasser et élever du bétail pour se nourrir. Cependant, il faut le faire en respectant la capacité de la ressource à se renouveler. Oui, il faut cultiver la terre pour se nourrir. Mais pas en détruisant son équilibre et en la polluant.

Il faut exploiter avec Sagesse ce que la Vie nous offre.

 

Tu associeras toujours sexualité et amour

Le Père a fait l'Humain « Homme et Femme » pour que deux ne forment qu'un et qu'ainsi « un » devienne une multitude. Pour cela, il t'a fait heureux du désir et de l'accomplissement charnel. En aucun cas ne sépare ce qui te permet de faire un avec l'autre. Partage uniquement le lit de la personne dont tu partages la vie. Que ton désir soit toujours complet et exclusif. Tu feras l'amour justement parce que tu es en amour. Le septième commandement est donc celui-ci : tu vivras ta sexualité au sein et en partie intégrante d'une union totale avec qui tu ne fais un.

Tu es fondamentalement un être sexué. Apprends le bonheur dans la sexualité: De nos jours, malheureusement, ça semble bien difficile. Il y a longtemps eu toute la notion de péché autour du sexe. Puis, nous sommes passé au sexe considéré comme une simple hygiène physique, comme une activité de loisir ou comme un sport de performance (Viagra en poche). On n'a jamais autant parlé de sexe et pourtant, on n'a jamais constaté autant de détresse à ce sujet.

Physiquement, nous sommes conçus pour avoir une vie sexuelle. Émotivement aussi. Le secret pour être heureux est de ne jamais dissocier la sexualité et les sentiments. Lorsque la relation sexuelle n'est qu'un geste physique, un acte de domination, une jouissance débranchée des émotions, il y a peut-être plaisir, mais il n'y a pas de bonheur. Quand la relation sexuelle s'accomplit au sein d'une relation amoureuse véritable, voilà qui s'appelle faire l'amour . Et faire l'amour rend heureux.

Le principe est si simple. C'est fou de voir à quel point on se complique la vie avec cela! Commence par aimer avec ton cœur avant d'aimer avec ton corps. Toi, ainsi que la personne que tu aimes et qui t'aime, vous serez heureux tous les deux.

 

Tu respecteras ce qui appartient et ce qui revient à autrui

Le Père partage avec sagesse les richesses de sa création. Il désire que chacun donne selon ses talents et reçoive selon ses besoins. Ainsi, tu ne dois jamais changer cela en t'appropriant injustement la part de ton prochain. Tu ne dois pas le faire en lui enlevant ou en détruisant ce qu'il possède, comme tu ne dois pas le faire en omettant de lui remettre ce qui lui revient de droit, en salaire de son travail ou en héritage des siens. Le huitième commandement est donc celui-ci : tu respecteras intégralement ce qui appartient et ce qui revient à ton prochain.

Tu connais l'adage : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent ». C'est toujours d'actualité. Respecte les autres et tu le seras. Surtout, tu seras heureux car on ne trouve pas le bonheur à voler les autres, à les envier, à les dénigrer, à les abaisser, à leur nuire physiquement ou moralement.

Le respect d'autrui est très vaste comme concept. Bien sûr, il y a toutes les relations entre les personnes que l'on connaît. Il y a aussi tous nos comportements envers la collectivité, les gouvernements, les employeurs, les syndicats, les corporations ou les groupes différents de soi en raison de leur âge, de leur sexe, de leur race, de leur religion, etc.

Combien de gens vont condamner durement le jeune qui vole le sac à main d'une vieille dame, alors qu'ils ne verront rien de mal à tricher l'impôt ou leur compagnie d'assurance? Combien de gens vont faire une colère épouvantable en voyant une éraflure sur leur voiture, mais qui vont trouver tellement drôle d'avoir fait sauter le moteur d'une machine à l'usine? Combien de gens vont exiger la fidélité de leurs employés, mais vont les considérer comme du bétail à mettre à la porte à la moindre défaillance? Combien d'autres exemples où l'on n'accorde pas à autrui le respect qu'on réclame pour soi?

Je pense que tout ce concept de respect n'a jamais été aussi bien exprimé que par le grand commandement du Christ : « Aime ton prochain comme toi-même ». Pour être heureux, mets cet enseignement en pratique dans chacun de tes gestes et de tes paroles.

 

Tes propos seront toujours la vérité

Le Père est le Verbe et sa Parole est vérité. Tout ce qu'il dit est digne de confiance et ses promesses sont toujours tenues. Honore le Père en faisant de même en chaque occasion. Tout ce qui sort de ta bouche doit être la vérité, conforme à ce que tu sais, ce que tu penses et ce que tu fais. Ne parle qu'avec la certitude que tes paroles sont vraies, qu'elles sont nécessaires et qu'elles sont utiles à ceux qui les entendent. En aucune circonstance n'oblige ou n'incite au mensonge ou au faux témoignage. Le neuvième commandement est donc celui-ci : tu diras uniquement la vérité, et dans le doute tu feras silence.

Dis la vérité en toute occasion. À tes parents, à la personne qui partage ta vie, à tes enfants, à ton employeur, à tes employés, à tes amis, aux inconnus… Sinon, ne dis rien. Tu verras à quel point se tisseront des relations heureuses avec les autres… et avec toi-même. Tu pourras toujours te regarder dans le miroir sans aucune honte, avec fierté.

 

Tu privilégieras l'intérêt de ta communauté à ton intérêt personnel

Le Père a voulu que l'Humain vive en communauté, avec ouverture aux autres, entraide et sens des responsabilités. Il n'est pas bon que l'individu soit seul et reclus, replié sur lui-même. Tu ne dois pas confondre l'intimité dont il est juste de jouir et l'individualisme qui détourne des autres. Tu dois aussi avoir le même respect pour ton prochain dont tu ignores le nom que pour le membre de ta famille que tu aimes de tout ton cœur. Le dixième et dernier commandement est donc celui-ci : tu privilégieras les bienfaits durables pour ta communauté aux bienfaits personnels immédiats.

En toute sincérité, je t'affirme que cette notion est celle qui fait le mieux comprendre la nature du Bien et du Mal. Du Bien qui suscite le bonheur et du Mal qui suscite le malheur. Les personnes, comme les sociétés, qui vivent le Bien, qui sont bien heureuses, sont celles qui privilégient l'intérêt collectif à long terme. Celles qui vivent le Mal, qui sont mal heureuses, sont celles qui privilégient l'intérêt individuel immédiat.

Réfléchis à toutes les dimensions de cette confrontation : l'intérêt collectif à long terme opposé à l'intérêt individuel immédiat. C'est le banc public démoli par un vandale. C'est la rivière polluée par la compagnie qui y rejette ses déchets. C'est le précieux espace vert en ville sacrifié aux profits d'un promoteur immobilier. Ce sont les travailleurs en esclavage économique dans un pays étranger qui produisent les articles à très bas prix vendus chez nous par les multinationales de la vente au détail. C'est la multitude de petits épargnants qui perdent leur fond de retraite aux mains d'un fraudeur économique. C'est l'institution communautaire fermée par le politicien buté. C'est l'atmosphère sociale dégradée par l'animateur à controverse en quête de cotes d'écoute. C'est l'entreprise génératrice d'emplois mise en péril par les privilèges excessifs de syndiqués. C'est l'entreprise précieuse dans son milieu déménagée ailleurs par le patron avide de profits supplémentaires. C'est tant de jeunesse détruite par les profiteurs de la prostitution. C'est la qualité de services collectifs réduite par des fonctionnaires inconscients et irresponsables.

La liste est longue. Elle couvre tous les aspects de la réalité humaine. Elle concerne tous les gestes quotidiens et actuels au Québec. Tes gestes. Ta réalité d'individu, de couple, de parent, d'enfant, d'ami, d'employeur, d'employé…

Dès que tu réfléchis honnêtement à tout cela, tu sais. Et parce que tu sais, tu es maintenant enfant de la Vérité, comme chacun de tes frères et de tes sœurs qui accueillent la Parole du Père. Que ta vie témoigne à chaque seconde de sa vérité et de son Amour afin que tu sois pleinement heureux.

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